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Taux de natalité historiquement bas en Belgique et impact de la culture du dating

10-11-2025

Quand l’amour prend son temps, mais que la vie n’attend pas

5 novembre 2025

Par Annemieke Dubois et Sigrid Schelstraete

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Dans leur travail de matchmaking, Annemieke Dubois et Sigrid Schelstraete constatent chaque jour la même réalité : de moins en moins de couples choisissent ou parviennent à fonder une famille.

Les chiffres de Statbel le confirment : le nombre de naissances en Belgique n’a jamais été aussi faible.

En 2024, seulement 108 150 bébés sont nés dans notre pays, soit une baisse de 1,9 % par rapport à l’année précédente. Le taux de fécondité est tombé à 1,44 enfant par femme, un niveau jamais atteint depuis 1942.

Selon les nouveaux chiffres publiés ce 5 novembre, la tendance à la baisse se poursuit sans relâche : de moins en moins de femmes deviennent mamans, et celles qui le font attendent plus longtemps que jamais avant de se lancer.

« Les jeunes veulent réellement fonder une famille, mais ils perdent beaucoup de temps dans une culture du swipe sans fin, ce qui retarde l’établissement de relations stables », explique Annemieke Dubois, high-end matchmaker et fondatrice de l’agence Jade & Jules.

« Nous recevons de plus en plus de femmes âgées de 30 à 40 ans qui s’inscrivent chez nous, parce qu’elles se rendent compte que le temps a filé et qu’elles n’ont plus de temps à perdre », ajoute Sigrid Schelstraete, responsable pour Bruxelles et la Wallonie.
« Beaucoup d’entre elles expriment un vrai désir d’amour durable et de maternité, mais elles ressentent aussi une urgence : celle de ne plus laisser leur vie sentimentale dépendre du hasard ou des algorithmes. »

L’amour et les enfants remis à plus tard

Les chiffres ne surprennent plus personne. Là où les générations précédentes avaient des enfants vers la fin de leur vingtaine, la première relation stable apparaît aujourd’hui souvent autour de 35 ans.

« Beaucoup de trentenaires sont épuisés sur le plan relationnel », observe Dubois. « Ils ont enchaîné les rencontres sans parvenir à construire quelque chose de durable. Quand enfin ils trouvent un partenaire et se sentent prêts à fonder une famille, la biologie se montre parfois impitoyable. »

« Avec l’émancipation, les femmes font des études plus longues et souhaitent d’abord s’épanouir sur le plan personnel et professionnel avant de se poser », explique Sigrid.
« Mais cette quête d’accomplissement se heurte parfois à une réalité biologique. La génération actuelle vit dans un paradoxe : elle a conquis sa liberté, mais elle en paie parfois le prix émotionnel lorsqu’il s’agit de construire une famille. »

Une évolution humaine et sociétale

Ce changement s’inscrit dans une transformation profonde de notre société. Là où il était jadis presque automatique de rencontrer quelqu’un, se marier et avoir des enfants avant 30 ans, ce modèle ne représente plus la norme.

Autrefois, s’en écarter exigeait du courage. Aujourd’hui, les jeunes générations revendiquent cette liberté. Elles réfléchissent davantage à ce qu’elles veulent vraiment sur le plan relationnel, sexuel et émotionnel et cherchent une forme de couple ou de vie de famille qui leur ressemble, sans pression ni modèle unique.

La diversification des choix de vie

Désir d’enfant ou non, et si oui, comment ?
Les schémas familiaux se sont multipliés : familles recomposées, monoparentales, co-parentalité, couples sans enfants…

« Les jeunes adultes y réfléchissent de manière beaucoup plus consciente », observe Sigrid.
« des célibataires nous confient que le contexte mondial actuel les crises climatiques, les tensions géopolitiques les rend plus hésitantes à mettre un enfant au monde. D’autres ne rejettent pas l’idée, mais veulent d’abord construire une base émotionnelle solide, une stabilité réelle avant de se lancer. »

Le rôle de la maman se redéfinit

Être maman n’est plus la seule voie, ni la plus valorisée, pour les femmes. Elles ont désormais le choix : devenir maman, ou pas, sans culpabilité.

De plus en plus de femmes choisissent consciemment de ne pas avoir d’enfants, ou d’en avoir moins, afin de préserver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

« Le regard de la société a profondément changé », souligne Dubois. « Une femme sans enfant n’est plus perçue comme “incomplète” ou malchanceuse. C’est une décision de vie, pleinement assumée. »

« Il y a vingt ans, une femme qui choisissait de ne pas avoir d’enfants était souvent jugée égoïste », se souvient Sigrid. « Aujourd’hui, on comprend qu’il s’agit avant tout d’un choix conscient, d’une recherche d’alignement avec soi-même. Ce n’est plus un refus de la maternité, mais une affirmation de liberté. »

Les femmes aspirent à conjuguer maternité, carrière et épanouissement personnel, ce qui conduit souvent à des familles plus petites, centrées sur la qualité du lien plutôt que sur la quantité.

Une société en mutation profonde

Ce recul de la natalité n’est pas seulement une crise démographique : il révèle une évolution des valeurs.
Nos choix de vie deviennent plus conscients, plus alignés avec nos désirs réels. Et si les berceaux se vident, c’est peut-être aussi le signe d’une génération qui choisit la liberté avant la conformité.

📊 Chiffres clés (Statbel 2024)

  • Naissances : 108 150 (–1,9 % par rapport à 2023)
  • Taux de fécondité : 1,44 enfant par femme
  • Âge moyen à la première maternité : 31,3 ans
  • Tendance : le plus bas depuis 1942
  • Facteurs principaux :
    1. Report du projet familial (études longues, carrière, peur de l’échec ou perte de liberté)
    2. Culture du dating numérique (relations éphémères, instabilité, attachement retardé)
    3. Précarité économique et difficulté d’accès au logement
    4. Choix conscient de ne pas avoir d’enfant (autonomie, voyages, croissance personnelle

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À propos de Jade & Jules

Fondée en 2020 par Annemieke DuboisJade & Jules est une agence de matchmaking exclusive dédiée aux célibataires financièrement indépendants, tels que les entrepreneurs et dirigeants d’entreprise, en quête d’une relation sérieuse et durable. Avec un réseau en pleine expansion en Flandre, Wallonie et BruxellesJade & Jules établit une nouvelle référence en matière de matchmaking.

En Flandre, notre équipe expérimentée de matchmakers composée d’AnnemiekeVéronique et Nathalie est à votre disposition.
Le bureau de Bruxelles et Wallonie est dirigé par Sigrid Schelstraete.

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