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Sudinfo: Coup d’un soir ou grand amour ? Voici ce qu’on peut vraiment attendre de Tinder !

26-01-2026

L’avis d’une spécialiste de ce qu’on appelle le marché de l’amour est tranché. ​ Il repose, entre autres, sur le fait que seuls 2,5 % des matchs sur Tinder aboutiraient à une relation durable. ​

Par PIERRE NIZET

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PERSONAL MATCHMAKER

Annemieke Dubois a passé 25 ans de sa carrière à chasser des têtes. ​ Elle a fondé son agence de rencontres « Jade et Jules » et se définit comme une « personal matchmaker ». ​ Avec son équipe, dit-elle, elle accompagne les hommes d’affaires et les femmes de tête à travers toute la Belgique « pour transformer la recherche de partenaire en une démarche de haute précision, humaine et intègre ». ​

À trois semaines de la Saint-Valentin, elle sort l’artillerie lourde pour dézinguer les applications de rencontres et particulièrement Tinder. ​ Avec un titre qui sent la poudre : « Pourquoi le swipe tue l’amour ». ​ « Alors que des millions de célibataires intensifient leur quête de l’âme sœur sur les écrans, le constat tombe comme un couperet : seuls 2,5 % des matchs aboutissent à une relation durable », affirme Annemieke Dubois en se basant sur des études indépendantes. ​

Pour les non-initiés que nous sommes, un « match » sur Tinder se produit quand deux abonnés ont « swipé » à droite et se sont « likés » mutuellement. ​ Ou, en version française, ils ont glissé leur doigt vers la droite. ​ « L’amour est devenu un simple produit de consommation. ​ Les check-lists ont remplacé la spontanéité et le swiping incessant est devenu un modèle économique basé sur l’addiction plutôt que sur la connexion ». ​

Pour l’experte belge, l’échec des applications n’est pas un bug. ​ « C’est une fonctionnalité. Chaque couple qui se forme est une perte pour l’industrie. ​ Son modèle économique repose sur le swipe infini. ​ Un match réussi, c’est deux clients en moins. ​ Les algorithmes vous donnent juste assez d’espoir pour rester accrochés, mais pas assez de résultats pour vous laisser partir

LES COUPS D’UN SOIR ​

Un constat qui nous paraît un peu dur, car, dans les témoignages qu’on a pu recueillir, il peut y avoir des matchs qui durent bien plus qu’un soir. ​

C’est le cas d’Ophélie, 30 ans. ​ « J’ai beaucoup utilisé l’application lorsque j’étais célibataire. ​ C’était au début de Tinder », témoigne la Liégeoise. ​ « J’y allais dans l’idée de faire une rencontre sérieuse, sur le long terme. ​ Mais très vite, je me suis rendu compte que c’était surtout des coups d’un soir que les hommes recherchaient. ​ Cela ne m’intéressait pas ». ​ À l’époque, la méfiance était aussi de mise. ​ « Il y avait énormément de faux profils. ​ Je faisais très attention aux arnaques ». ​ Pour Ophélie, Tinder peut malgré tout être un passe-temps : « Ça occupe quand on s’ennuie le soir à la maison ». ​

Annemieke Dubois estime que cette consommation effrénée sur les applis a fait naître ce qu’elle appelle le « cerveau Tinder ». ​ « En deux secondes, un nez de travers ou une photo floue en tenue de cycliste suffit pour un rejet définitif. ​ Cette exigence de perfection, alimentée par des filtres trompeurs utilisés par 90 % des femmes, selon certaines études, crée une déconnexion brutale lors du passage au monde réel ». ​

LES FEMMES SÉLECTIVES ​

Dans ce marché des rencontres, les femmes, dit-elle, sont devenues extrêmement sélectives. ​ Normal vu que 75 % des utilisateurs de Tinder sont des… hommes. ​ « Elles sont plus diplômées, indépendantes et portent désormais la culotte dans le processus de sélection. Elles ne cherchent plus seulement un partenaire mais un athlète de haut niveau, émotionnel et social ». ​

Face à cette exigence, beaucoup d’hommes perdraient pied. ​ L’experte voit quand même une lueur d’espoir émanant de la génération Z. Lassés par l’investissement stérile du virtuel, les jeunes adultes reviendraient aux expériences authentiques. ​

LES CHIFFRES FOUS DE TINDER

Ils seraient 80 millions dans le monde, dont plus de 25 millions rien qu’aux États-Unis, à être utilisateurs de l’application Tinder. 9 millions seraient abonnés. Ce qui en fait l’application de site de rencontre la plus téléchargée au monde. Chaque jour, il y aurait 4 milliards de swipes. Depuis que Tinder existe, il y aurait eu plus de 70 milliards de « matchs ». On ignore combien ont abouti à une relation de longue durée.

L’application serait disponible dans 190 pays. En moyenne, un homme aurait 1 match sur 40 « swipes ». Une femme en obtiendrait 1 sur… 2 « likes » et elles likent en moyenne 1 profil sur 16. L’âge moyen d’un utilisateur est de 26 ans. Les hommes sont largement majoritaires (75 %). Le pourcentage serait encore plus important en Belgique mais les dernières études remontent à plus de 10 ans.

En moyenne, les utilisateurs de Tinder se rendent quatre fois par jour sur l’application. Pour une durée moyenne quotidienne de 30 minutes.

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