On a passé des années à swiper sans conviction, à accumuler les débuts de relation pas plus longues qu’un verre, à se parler pendant des semaines puis disparaître comme si de rien n’était. Aujourd’hui, un truc est en train de changer. La matchmakeuse Annemieke Dubois est catégorique : les célibataires en ont marre du dating fast-food.
Celle qui a créé sa propre agence de rencontres Jade & Jules va même plus loin : 2026 pourrait bien être l’année où on décide de calmer le jeu. Il semblerait que l’on soit moins branché « dopamine en intraveineuse » ces prochains moins, que recherche de la profondeur et de vraies intentions. Bref, moins de match et plus de lien.
Pourquoi est-il si difficile de trouver l’amour en 2025 ? Écoutons la matchmakeuse Sigrid Schelstraete

1. CARE : l’attention revient (et ça fait du bien)
En 2026, on redécouvre cette vérité simple : ce qui nous touche vraiment, ce ne sont pas les grandes effusions de sentiments, mais les petites attentions bien pensées. Un message pour savoir si l’autre est bien rentré, une réservation faite sans en faire tout un show, un geste qui transpire le « je pense à toi » sans avoir besoin de le verbaliser. Si l’idée semble élémentaire, elle a souvent tendance à être oubliée. C’est le moment de son grand revival.
2. CLARITY : fini les zones grises
Le ghosting commence sérieusement à fatiguer tout le monde. En 2026, la tendance est de dire les choses simplement : « Je cherche une relation », « Je veux juste passer du bon temps », « Je ne veux pas juste passer le temps ». Un peu déstabilisant au début, mais franchement libérateur. Surtout, ça nous évite de perdre des mois dans des situations floues qui n’avaient aucune chance depuis le départ.
3. TRUECASTING : le retour du vrai visage
Les filtres ont perdu de leur charme. Les célibataires veulent du réel et du palpable, pas une version augmentée de son crash. L’authenticité devient presque carrément un statement : montrer son vrai visage, sa vibe authentique, son quotidien le plus cru (dans la limite du raisonnable). L’idée ? Se forger des rencontres plus ancrées, plus humaines.
4. VALUES FIRST : la compatibilité ne se joue plus seulement au feeling
En 2026, « j’aime voyager » n’est plus une valeur. On cherche quelqu’un qui partage notre mode de vie, notre façon de fonctionner, et surtout notre vision du monde. L’apparence d’un lifestyle glossy sur papier séduit moins que la cohérence et la manière d’aborder les relations. C’est certes plus exigeant, mais ça a le mérite d’être aussi plus solide.
5. DIGITAL DETOX & SLOWDATING : lever les yeux de l’écran
Les applis de rencontre sont toujours là, mais elles prennent moins de place. Après la frénésie dating de la période Covid, de plus en plus de célibataires veulent lever le pied : moins de swipe, plus de rencontres en live, des week-ends sans téléphone, des discussions qui ne passent pas par cinquante notifications.
Alors, fin des relations jetables ?
On ne va pas se mentir : personne ne va se réveiller soudain dans la peau d’Éluard ou de Musset le 1er janvier. Mais clairement, les mentalités bougent. Après des années à se brûler les ailes sur des débuts d’histoires sans lendemain, beaucoup veulent du concret. Quelqu’un avec qui on peut construire un truc qui tient debout. On revient au lien, à l’intention, à la sincérité. Pas de façon cucul, mais de façon simple. Comme un besoin de prendre l’air après des années de confusion.
Bref, 2026 ne va peut-être pas révolutionner l’amour, mais elle pourrait lui redonner une certaine structure, ou un point d’équilibre du moins. Et, peut-être, une chance de redevenir quelque chose de tangible ?