Les chiffres : un écart croissant
Selon Statbel (chiffres 2025), 56,9 % des femmes belges âgées de 25 à 34 ans ont un diplôme de l’enseignement supérieur. Chez les hommes, ce chiffre stagne à 44,4 %, soit un écart de 12,5 points de pourcentage, alors qu’il n’était que de 5,9 points en 2000.
- Flandre : 49,7 % des jeunes femmes contre 40,9 % des hommes.
- Bruxelles : près de 60 % des jeunes adultes y poursuivent des études supérieures.
- Wallonie : seulement 43,3 % dans la même tranche d’âge.
Ces chiffres reflètent une réalité structurelle : les femmes dépassent leurs homologues masculins dans l’enseignement, et cet écart se creuse chaque année.
De l’hypergamie à l’hypogamie
Pendant des siècles, il allait de soi que les femmes « se mariaient au-dessus de leur condition » : l’homme était plus âgé, gagnait mieux sa vie et avait un niveau d’études plus élevé. Les sociologues parlent d’hypergamie. Aujourd’hui, on observe le mouvement inverse : l’hypogamie. Les femmes hautement qualifiées vivent de plus en plus souvent avec un homme moins instruit.
Une étude de l’Université d’Anvers montre que ces couples ne sont pas moins heureux. Pourtant, l’attente culturelle selon laquelle l’homme doit gagner au moins autant que sa femme persiste. Cela pose problème, en particulier pour les femmes qui associent leur formation à de grandes ambitions professionnelles.
Relations sous pression
L’écart entre les sexes en matière de diplômes se répercute directement sur les relations :
- Célibataires : aux États-Unis, 45 % des femmes hautement qualifiées déclarent être célibataires parce qu’elles ne trouvent pas de partenaire qui leur « convienne » (Wall Street Journal, 2024). En Flandre aussi, ce phénomène est de plus en plus fréquent.
- Rapports de force : les femmes sont plus souvent le facteur de stabilité économique. L’équilibre classique est en train de changer.
- Timing : plus d’études, c’est vivre ensemble plus tard, se marier plus tard, avoir des enfants plus tard. L’âge auquel les couples s’installent ensemble repousse d’année en année.
Un rapport de l’OCDE (2023) avertit que cet écart de formation entraîne, à l’échelle mondiale, un report de la fondation d’une famille et une augmentation du nombre de célibataires de longue durée. La Belgique s’inscrit parfaitement dans ce tableau.
La vie universitaire met à nouveau l’accent sur les entrées et les sorties de l’enseignement supérieur. Les nouveaux chiffres Statbel 2025 rendent cette fracture plus actuelle que jamais : les femmes étudient davantage, les hommes abandonnent plus rapidement. Il s’agit là de bien plus qu’une tendance dans l’enseignement. Cela concerne la façon dont nous nous rencontrons, dont les familles se forment, dont les attentes évoluent. Cela touche à l’émancipation et à la vulnérabilité.
Le pont que les relations doivent établir
« Les femmes hautement qualifiées ont plus de mal à trouver un partenaire qui possède le même bagage intellectuel », explique Sigrid Schelstraete, coach pour célibataire, experte en célibat et matchmakeuse d’élite à l’agence matrimoniale Jade & Jules. « Mais en même temps, on prend de plus en plus conscience que les diplômes ne font pas tout. Les valeurs, l’intelligence émotionnelle, la vision du monde, les relations et les objectifs de vie sont souvent plus déterminants. »
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À propos de Jade & Jules
Fondée en 2020 par Annemieke Dubois, Jade & Jules est une agence de matchmaking exclusive dédiée aux célibataires financièrement indépendants, tels que les entrepreneurs et dirigeants d’entreprise, en quête d’une relation sérieuse et durable. Avec un réseau en pleine expansion en Flandre, Wallonie et Bruxelles, Jade & Jules établit une nouvelle référence en matière de matchmaking.
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